Alors que plusieurs segments immobiliers évoluent dans un contexte plus mesuré, le marché immobilier de prestige en 2026 au Québec conserve une dynamique particulièrement solide. Les données récentes montrent même une progression tangible, autant en volume qu’en valeur.
Entre janvier et mars 2026, plus de 1000 propriétés unifamiliales de plus de 1 million de dollars ont été vendues au Québec, comparativement à environ 850 pour la même période en 2025*. Cette hausse de 17,6 % du nombre de transactions confirme une réalité importante : la demande est bien présente, et elle se concrétise.
« Ce qui retient l’attention, ce n’est pas seulement l’évolution des prix, mais le niveau d’activité. Quand les transactions augmentent dans ce segment, on parle d’acheteurs qui passent à l’action », observe Richard Beaumier, président de Profusion Immobilier.
Au Québec, cette progression ne repose pas uniquement sur le volume. Les prix poursuivent également leur croissance, avec une augmentation d’environ 5,5 % pour les propriétés unifamiliales et 2,5 % pour les copropriétés dans le segment de plus de 1M$*. Une évolution mesurée, qui témoigne d’un marché en santé plutôt que d’un emballement.
Un segment qui évolue différemment du marché global
Pour bien comprendre la portée de ces données, il faut les replacer dans leur contexte. Le marché immobilier québécois, dans son ensemble, a connu un ralentissement entre 2021 et 2023, suivi d’un retour progressif de l’activité.
Le segment du luxe, lui, a non seulement retrouvé son rythme, mais l’a dépassé. En 2025, plus de 5000 transactions ont été enregistrées au Québec pour les propriétés de plus de 1M$*, un sommet des dernières années.
Autrement dit, le marché du prestige ne suit pas simplement la tendance générale : il évolue selon ses propres paramètres, souvent avec une longueur d’avance.
Pourquoi le marché du luxe reste aussi solide
Plusieurs facteurs expliquent cette résilience.
D’abord, les acheteurs de ce segment sont généralement moins sensibles aux fluctuations à court terme. Leur démarche repose davantage sur des critères durables : emplacement, qualité de la propriété et potentiel à long terme.
« On est dans un marché où les décisions sont réfléchies. Les acheteurs prennent le temps d’évaluer, mais lorsqu’une propriété correspond à leurs attentes, ils sont prêts à se positionner rapidement », souligne Richard Beaumier.
Ensuite, la rareté continue de jouer un rôle central. Une propriété distinctive, bien située et bien positionnée sur le marché conserve une attractivité forte, même dans un environnement plus calme.
Un marché plus actif qu’il n’y paraît
Un élément ressort particulièrement des données récentes : le marché immobilier de prestige en 2026 n’est pas seulement stable, il est plus actif.
L’augmentation du nombre de transactions indique que le bassin d’acheteurs qualifiés s’élargit, que les propriétés trouvent preneur plus facilement et que le marché gagne en fluidité.
Ce point est essentiel. Un marché peut voir ses prix augmenter sans être réellement actif. Ici, c’est l’inverse : les prix montent et les transactions aussi.
Une place grandissante dans le marché immobilier
Avec une progression aussi marquée, le segment des propriétés de plus de 1M$ prend une place de plus en plus importante dans l’ensemble du marché immobilier québécois.
Il ne s’agit plus d’un créneau marginal, mais d’un segment structurant, qui contribue activement à la dynamique globale.
Quelles perspectives pour le marché immobilier de prestige en 2026 ?
Les indicateurs de début d’année pointent vers un marché stable, actif et en progression mesurée, où les acheteurs, plus réfléchis, privilégient les propriétés qui se distinguent réellement.
Au final, une tendance se confirme : le marché de prestige ne ralentit pas, il s’ajuste, tout en conservant une base solide.
En bref
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Hausse de 17,6 % des ventes au Québec (janvier à mars 2026 vs même période 2025)*
- Prix en croissance modérée (marché équilibré)
- Segment du luxe plus performant que le marché global
- Augmentation réelle de la demande et du nombre d’acheteurs
- Rôle de plus en plus structurant dans l’immobilier québécois
*Source: Centris